Le CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) consacre sa lettre du mois de janvier 2014 aux habitudes des français en ce qui concerne l’énergie (CREDOC – « Consommation et modes de vie » – N° 265 – janvier 2014).

L’objectif, affirmé par la loi, est de réduire la consommation d’énergie d’au moins 38 % d’ici 2020.

Le CREDOC constate que si la consommation d‘énergie dans les résidences principales s’est stabilisée depuis les années 2000, certains postes de consommation sont en croissance.

Pour les bureaux, il est également constaté une consommation ne permettant pas d’atteindre l’objectif d’une baisse de 38 % de la consommation d’énergie.

Cet objectif de réduire les consommations d’énergie du parc des bâtiments existants d’au moins 38 % d’ici 2020 est mentionné dans la loi n° 2009-967, de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, dite Grenelle I.

Pour le parc immobilier existant, les travaux de rénovation destinés à réaliser des économies d’énergie sont insuffisants.

La performance des systèmes d’isolation et de chauffage progresse dans les constructions neuves, grâce notamment aux pompes à chaleur, à la construction de bâtiments à basse consommation, et au développement des écoquartiers.

Toutefois, une très large majorité des immeubles sont des biens existants.

Pour ceux-ci des travaux de rénovation suffisants sont rarement effectués.

Selon le CREDOC, les français ont pourtant conscience de la nécessité d’améliorer les qualités thermiques des bâtiments, et veulent une telle amélioration.

La majorité se dit d’ailleurs très sensible à la question du réchauffement climatique.

Toutefois, pour le CREDOC « les écogestes qui ne coutent pas trop cher l’emportent toujours sur les investissements lourds », c’est à dire sur les travaux de rénovation pouvant être nécessaire.

Le CREDOC  conclut sa note en indiquant que la voie vers la sobriété énergétique passe par une stimulation du marché immobilier par de nouveaux systèmes technologiques (tels que les compteurs intelligents) et l’innovation sociale incitant les individus à se mobiliser.

 

 Les français, qui se disent sensibles aux questions liées à l'énergie, ne font pas toujours ce qui est nécessaire pour leurs bâtiments.